Quadrimaculata : risque d’overdose ?

J’ose espérer ne pas lasser le lecteur avec ces anisoptères qui sont actuellement très présents sur nos lieux d’investigations Clin doeil !Toujours dans mes prairies du plateau mornantais, au sud-ouest de Lyon, en cette mi-mai 2009 …

 

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Montagny (69) – 16 mai 2009 – 240mm F8 au 1/500ème – 200 iso – Non recadrée

 

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Montagny (69) – 16 mai 2009 – 240mm F8 au 1/350ème – 200 iso – Non recadrée

 

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Montagny (69) – 16 mai 2009 – 240mm F8 au 1/500ème – 200 iso – Non recadrée
 

Mais profitons du moment pour une petite leçon d’identification sexuelle … oh, rien de scabreux, je vous rassure Clin doeil !

Tout d’abord un grand merci à Cecile, Marc et Florence du site « Odonates costarmoricains » pour les précieux renseignements sur l’identification sexuelle des libellules à quatre taches, que je reprend ici dans un plagiat volontaire et assumé.

Répandue et abondante dans la majeure partie de son aire, qui s’étend de l’Eurasie tempérée à l’Amérique du Nord, Libellula quadrimaculata a un corps uniformément brun translucide et les quatre taches aux nodus des ailes permettent de reconnaître facilement cette espèce. L’abdomen est effilé avec le tiers apical noir sur S6 à S10, bordé finement de jaune sur S4 à S8. Contrairement aux libellules déprimées et fauve, l’abdomen est non pruineux chez le mâle. Seuls les cercoïdes, relativement longs chez les deux sexes, permettent de distinguer le mâle de la femelle : chez le mâle, ils sont écartés. Oui, mais il faut vraiment avoir l’oeil !

Pour les femelles, les cercoïdes sont écartés à leur base et se rapprochent à leur extrimité et le neuvième segment abdominal dispose d’un trait jaune. Je peux donc moi aussi confirmer ce critère mis en exergue par les auteurs du site « Odonates costarmoricains ».

 

2009quadrimaculataidentf.jpg

 

Pour les mâles, les cercoïdes sont rapprochés à leur base et divergent à leur extrimité et le neuvième segment abdominal ne dispose pas d’un trait jaune. Là aussi, confirmation du critère mis en exergue par les auteurs du site « Odonates costarmoricains ».


2009quadrimaculataidentm.jpg
Jean-Michel

 

 

Libellula quadrimaculata sur le webring


dragon22.png dragon72.png dragon49.png dragon57.png 

 


5 commentaires

  1. Geeko dit :

    Euh… Quel segment, exactement ? S8 ou S9 ? L’illustration de Lewington dans le Dijkstra ne montre pas de bande latérale jaune sur le mâle au niveau de S9, mais j’ai pas mal de photos sur lesquelles cette bande est absente sur des femelles aussi. Mieux vaut disposer d’un cliché bien net au niveau des appendices anaux. La présence de cette bande latérale sur S9 semble effectivement confirmer une femelle, mais son absence ne confirme pas un mâle…

  2. Roger dit :

    Bravo pour les prises Jean Michel et un grand merci pour la leçon d’identification sexuelle des Quadrimaculatas. J’en ai déduit que celle de mon article précédent était donc un mâle.

  3. leblogdugeai dit :

    @ Roger : Merci pour ton commentaire !
    @ Geeko : Tout à fait d’accord avec toi, même si la coïncidence est troublante. Merci pour ces précisions.

    Cdt,
    Jma

  4. Zygena dit :

    Aucun risque de lassitude pour ma part, cette série est absolument superbe ! Il faut dire que le modèle est de toute beauté :)
    Merci pour ces informations sur l’identification des sexes, j’essaierai d’appliquer ces critères… quand je verrai mes premières Libellula ;-) (un jour, peut-être…)

  5. Philippe Bullot dit :

    Merci pour les infos d’identification.

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